Réalisation Michel Ange
Comment cacher la cour en jouant avec les codes de l'Haussmannien?
A l’origine de cet ensemble de vitraux, il y a l’envie de transformer en véritable ornement les fenêtres qui donnent toutes sur une cour intérieure sans charme. Il s’agit de garder le code haussmannien qui consiste à décorer l’entrée d’un vitrail, de préserver la lumière du lieu et de masquer la cour. Les vitraux jouent ainsi un double rôle: moderniser avec discrétion le caractère haussmannien du lieu et cacher la vue.
Grâce à la configuration de l’espace, cette réalisation en vitrail joue à créer la surprise selon les perspectives. Depuis l’entrée, le spectateur profite d’une vue dégagée sur la verrière d’atelier qui semble émerger naturellement du mur grâce à son châssis blanc. Les textures laissent passer la lumière du soleil tout en masquant la cour intérieure.
Il suffit d’un pas de côté pour apercevoir, à côté de la verrière, un autre vitrail dans le même style. En réalité, il s’agit d’une enfilade de vitraux qui viennent habiller le couloir et offrir, depuis le salon, une vue remarquable sur la composition. L’ensemble se dévoile ainsi peu à peu au gré des circulations.
L’appartement est sobre et élégant. Le blanc embrasse l’espace, ponctué par les teintes naturelles du bois et quelques touches de couleurs poudrées. Dans cette atmosphère douce et lumineuse, les teintes pastels se sont imposées à moi : du champagne et du gris perlé que la vivacité de quelques pièces de verre prune vient égayer. Les textures sont fortes, appuyées, et viennent créer des valeurs de blancs selon la manière dont elles filtrent la lumière.
2025
Paris
dimensions : 270 x 190 cm
Photographies par Hugo Hébrard
Châssis par la Serrurerie Clément
Architecture : Claire Tassinari